FAQ

Cette FAQ reprend les questions les plus répandues et rencontrées sur les différents campus.  Elle permet de sensibiliser sur la précarité étudiante et casser les idées trop vites reçues avec des arguments développés.   

C’est quoi la précarité étudiante ?


Selon l’étude de Sonecom et de BDO sur les conditions de vie des étudiant.e.s de l’enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles, la précarité concerne plus d’un.e étudiant.e sur trois. Par ailleurs, notre sondage auprès de 7 700 étudiant.e.s en novembre 2020 indique que 32% des étudiant.e.s éprouvent des difficultés supplémentaires à financer leurs études en raison de la crise sanitaire. 39% éprouvent même des difficultés à payer leurs frais alimentaires ou de soins de santé. La précarité étudiante c’est la difficulté à payer ses études en vivant une vie décente. Un étudiant.e précaire obtient moins chance d’accès et de réussite dans l’enseignement supérieur.




C’est quoi le plan de lutte contre la précarité étudiante ?


L’année dernière, la FEF a lancé une consultation pour permettre aux étudiant.e.s de faire part de leur avis et de leurs priorités pour lutter contre la précarité. Effectivement, la FEF estime qu’un plan de lutte contre la précarité ne répondra aux besoins des étudiant.es que si ceux.elles-ci ont voix au chapitre et l’écrivent de leur propre volonté. Selon les 5500 répondant.e.s, les coûts directs et indirects liés au coût des études renforcent la précarité étudiante et accentuent les inégalités d’accès aux études. Les revendications classées par ordre de priorité selon les étudiant.es sont les suivantes : 1. La diminution du minerval et du prix des matériels et supports de cours, 2. La diminution des frais de logement et de transport, 3. L’augmentation du montant des aides sociales, 4. La lutte contre la précarité menstruelle, 5. L’augmentation de l’accessibilité aux soins de santé, 6. La diminution des frais alimentaires.




Pourquoi recherchons-nous Valérie Glatigny ?


Nous recherchons la Ministre de l’enseignement supérieur Valérie Glatigny parce qu'elle n’écoute pas nos revendications. Nous ne voulons pas de tweets et d’encouragements de la part de la ministre, nous voulons des actions concrètes ! Nous n’avions pas besoin d’aides « d’urgence » délivrées à cause de la crise sanitaire. Nous faisions déjà la file devant les aides alimentaires avant le Covid. Ce dont nous avons besoin depuis bien longtemps, c’est d’un changement structurel. Nous voulons davantage de transports en commun gratuits et des loyers qui ne nous empêchent pas de manger. Nous voulons pouvoir acheter notre matériel de cours sans devoir choisir entre un rendez-vous médical ou le paiement d’autres charges incontournables. Nous voulons pouvoir étudier sans devoir jobber. En réalité, nous voulons pouvoir simplement étudier sans que cela devienne un privilège. Pendant que notre colère grandit, la ministre brille par son absence. Alors, nous la recherchons activement pour que, enfin, elle prenne ses responsabilités et qu’elle honore son mandat. A nos yeux une ministre qui n’agit pas pour ces fonctions est une ministre qui a disparu.




Vous dites que les études coûtent entre 8 000 et 12 000 euros par an. Vous n'exagérez pas ?


Avant de répondre à cette question, il faut s’en poser une autre d'abord ; «à quoi est-ce que ton minerval te donne accès ?»

En effet, le coût d’une année d’étude ne se limite pas au minerval car

- Les étudiant.e.s doivent se loger (les prix des loyers privés augmentent, les kots universitaires ou publics sont rares et les places sont limitées).

- Les étudiant.e.s doivent acheter du matériel (livres, syllabus, matériel pédagogique, etc.).

- Les étudiant.e.s doivent se déplacer (jusqu’à leur lieu de cours – combien coûte un abonnement STIB/TEC ?).

- Les étudiant.e.s doivent se déplacer (jusqu’à leur lieu de stage).

- Les étudiant.e.s doivent se nourrir (y a-t-il une cantine dans ton établissement ? On y mange quoi et à quel prix ?).

- Les étudiant.e.s doivent accéder à la culture et au sport (sinon, on obtient une tête bien pleine mais non bien faite).

Les étudiant.e.s doivent aussi payer les rendez-vous médicaux ou soins de santé qui peuvent très vite atteindre des montants affolants.

Ainsi, on parle de coûts directs liés aux études (le minerval, les syllabus, le matériel didactique, bref tout ce qui découle du fait d’être étudiant.e) et des coûts indirects (tout ce qu’un étudiant.e comme tout être humain doit dépenser, mais qui, compte tenu de sa qualité d’étudiant.e non-travailleur.euse, le.la met dans une position désavantageuse : logement, nourriture, transport, etc.). L’ensemble de ces coûts constitue donc le coût d’une année d’études supérieures. Tu peux retrouver ces chiffres dans le plan de lutte contre la précarité étudiante.




Oui mais les transports en commun, la santé, le logement, l’alimentation...Ce n’est pas que lié au coût des études Pourquoi vouloir leur gratuité ou la diminution de leur coût ?


Bien sûr, l’étudiant.e n’est pas le.la seul.e concerné.e par les coûts de la santé, de l’alimentation, des transports, etc. Les travailleur.euse.s doivent aussi manger, se soigner, se divertir, …. Oui mais… le.la travailleur.euse peut se nourrir, se soigner, se divertir, grâce au salaire qu’iel perçoit en échange de son travail presté. Iel est rémunéré.e de telle sorte à ce qu’il.elle puisse s’entretenir et répondre à ses besoins. L’étudiant.e ne perçoit pas de salaire. Iel dépend majoritairement de ses parents, des aides sociales ou de son job étudiant. Cet investissement, qu’il soit fait par la famille, la société ou par un effort individuel, est obligatoire. Les coûts indirects sont également à charge des étudiant.e.s et peuvent vite devenir une source de sélection sociale ; celui ou celle qui n’a pas assez d’argent ne prendra pas de kot, mangera mal ou encore n'aura pas l'occasion de se détendre faute de moyens. Tout cela peut également avoir des conséquences sur sa réussite. Après ses études, l’étudiant.e, en tant que travailleur.euse, continuera à payer ces coûts indirects mais iel aura pour ce faire un salaire. Face à l’augmentation des prix, l’étudiant.e ne perçoit pas d’indexation qui pourrait compenser l’inflation. D’année en année, les choses vont se compliquer et les coûts supplémentaire se répercutent sur les parents. Ceux dont les parents ont un salaire plus élevé n’auront donc pas de problèmes face à ces coûts, alors que ces dépenses constitueront un frein supplémentaire à l’accès à l’enseignement supérieur pour d’autres. Nous ne voulons pas non plus que l’étudiant.e doive obligatoirement travailler pour supporter ces coûts. Ce serait un facteur de sélection sociale. Pourquoi seul.e.s ceux et celles qui ont les moyens auraient droit à être en bonne santé, à bien se nourrir et avoir accès à la culture ? Nous ne sommes pas tous égaux devant l’accès à la culture, la santé, l’alimentation, le logement, … comme devant les coûts directs, minerval, syllabi,…




En Belgique, on a de la chance.  L’enseignement n’est-il pas beaucoup plus cher ailleurs ?


Effectivement, il existe de nombreux pays de par le monde, et également en Europe où l’enseignement coûte bien plus cher. Par exemple, les droits d'inscription annuels dans les meilleures universités aux USA s'élèvent à plus de 30,000$. En Angleterre, les étudiant.e.s font appel à un lourd prêt pour payer leurs études, qu’ils doivent rembourser une fois qu’ils sont diplômés et engagés. Les étudiant.e.s sont donc obligé.e.s de contracter d’énormes prêts à 18 ans, alors qu’ils ne sont pas toujours certains de leur orientation et de leur futur métier. Ils traînent le remboursement de ces prêts longtemps après avoir commencé à travailler. Pouvais-tu dire à 18 ans, avec certitude, que tu voulais exercer un métier particulier ? Avec ce type de système, on n’a pas le droit de se planter ou d’hésiter. De plus, même lorsque les étudiant.e.s contractent des prêts, de nombreu.x.euse.s étudiant.e.s doivent travailler pour financer leurs coûts « généraux », ce qui réduit leurs chances de réussite. En conclusion : ceux qui ont les meilleures chances de réussite sont celles et ceux qui ne doivent ni contracter de prêts ni travailler pour financer leurs études. Cependant, par rapport à d’autres pays comme la Finlande ou l’Autriche ou encore la Grèce, nos études sont chères ! Comme les étudiant.es vont contribuer à l’économie, à la connaissance et à la société en général, le gouvernement finlandais accorde des salaires étudiants pour s’assurer que le coût des études ne soit pas un frein à l'accès à l'enseignement supérieur. En Autriche, les étudiant.e.s ne paient pas de minerval en université. En Grèce, la gratuité de l'enseignement supérieur est inscrite dans la Constitution. Dans presque tous les pays d’Europe, les étudiant.e.s reçoivent des aides au logement en espèces ou en nature. En Belgique, il n’y a pas de politique de logement (comme en France par exemple). Il n’y a pas non plus de politique ambitieuse pour financer le matériel nécessaire aux études (livres, syllabus, outils, stage, ...). Pas davantage de politique concertée de transport, d'accès à la culture. Ni de politique sociale (allocations d’études) réellement volontariste. Ailleurs, les gouvernements ont compris comment les étudiant.e.s allaient contribuer à la société de demain et favorisent l’accès à l’enseignement supérieur. Ce sont des choix politiques qui déterminent qu’une vision de l’enseignement supérieur soit élitiste ou accessible à tous et toutes.




C’est normal que je paie ! On reçoit plein des services, on a de super salles multimédia dans mon établissement.


Les universités et les hautes-écoles finlandaises qui sont gratuites ne sont pas moins fournies en matériel que les établissements d'enseignement supérieur belge. Pourtant, l'enseignement y est gratuit... Mais plus fondamentalement, nous sommes pour le développement de bonnes infrastructures dans TOUTES les écoles. Sinon, que risque-t-il d'arriver ? Les hautes-écoles qui demandent de hauts droits d'inscriptions auront de belles infrastructures mais seront réservées à ceux qui savent se payer ces droits d'inscription élevés. Les autres auront des hautes-écoles de seconde zone, des hautes-écoles dites poubelles. Il est clair que le financement de nos salles de cours et de nos salles multimédia ne doit pas venir directement de notre poche mais bien d'un financement public. Plus globalement, il est beaucoup plus juste que l'Etat offre des services de qualité (soins de santé, enseignement, ...) et (quasi) gratuits ou très bon marché pour tous (et pas seulement pour ceux qui savent payer) et que le financement de ces services soit réalisé grâce à un impôt juste.




Il n’y a pas que le coût des études qui empêche des étudiant.e.s de faire des études supérieures. Pourquoi se concentrer uniquement sur ce problème ?


Il est vrai qu’il existe divers facteurs qui sont autant de barrières à l’entrée dans l’enseignement supérieur :

Le niveau de formation des parents, la sélection sociale dans l'enseignement primaire et secondaire avec sa sélection précoce entre filières (générale, technique et professionnelle) ainsi qu'entre école d'élite et école de seconde zone, le niveau socio-économique de l’étudiant, etc.

Une vraie démocratisation de l'enseignement supérieur passe par un large refinancement de tout l’enseignement, une amélioration de l’encadrement, davantage d’aides à la réussite, des infrastructures, la suppression des réseaux dans l’enseignement secondaire, la suppression des filières et l'introduction d'un tronc commun de cours jusqu'au moins 16 ans, une gratuité réelle de l’enseignement secondaire, etc. La question de la gratuité/de la réduction progressive du coût des études est un aspect important de la question de la démocratisation de l'enseignement. Il n'est bien entendu pas le seul. En plus, ce problème touche TOU.TE.S les étudiant.e.s. Pas seulement les étudiant.e.s des unifs, pas seulement les étudiant.e.s des HE, pas seulement les étudiant.e.s des ESA, pas seulement les étudiant.e.s de telle ou telle filière, pas seulement les étudiant.es boursier.e.s, ... La question du coût des études touche donc tous les étudiant.e.s et permet donc de rassembler un très grand nombre de personnes dans un large mouvement qui va dans le sens de la démocratisation de l'enseignement.

Les représentant.e.s étudiant.e.s se doivent donc de proposer une solution, une stratégie pour répondre à cette préoccupation. C'est ce à quoi la campagne “Où est Glatigny” tente de répondre concrètement. Le rassemblement de force, le développement d'un large courant d'opinion pour la diminution du coût des études au sens du pacte de New York doit être vu également comme une porte d'entrée vers le débat et le combat plus large de la démocratisation de l'enseignement, le maintien d'un enseignement entièrement public, etc. On ne peut s’attaquer à tous les déterminismes et à tous les problèmes en même temps avec la même intensité (Qui trop embrasse, mal étreint !). Nous voulons donc concentrer l'effort et engranger des victoires, susciter et développer le débat à travers la mobilisation, augmenter le niveau de structuration du mouvement étudiant, ... Suite à cela, le mouvement étudiant ne pourra sortir que renforcé (au niveau de la sensibilisation et de la structuration) d'une telle campagne, il ne pourra que sortir plus fort pour affronter les nombreux défis à venir...




Les études ne sont quand même pas si chères que ça ?


Il y a en réalité 2 questions : Que comprend le coût des études ? Une année d'étude supérieure coûte quand même entre 7,000 et 10,000 euros. “Pas si chères que ça” : par rapport à quoi ? Par rapport à l’Angleterre et aux Etats-Unis, nos études ne semblent pas chères. C’est vrai mais en apparence seulement car là-bas : Les étudiant.e.s sont obligés de contracter d’énormes prêts à 18 ans, alors qu’ils ne sont pas toujours certains de leur orientation et de leur futur métier. Ils traînent ces prêts longtemps après avoir commencé à travailler. Pouvais-tu dire à 18 ans, avec certitude, que tu voulais exercer un métier particulier ? Avec ce type de système, on n’a pas le droit de se planter ou d’hésiter. Même lorsqu’ils contractent des prêts, de nombreux.euse.s étudiant.e. s doivent travailler pour financer leurs coûts « généraux », ce qui hypothèque leurs chances de réussite. En conclusion : ceux qui ont les meilleures chances de réussite sont celles et ceux qui ne doivent ni contracter de prêts ni travailler pour financer leurs études. Par rapport à d’autres pays comme la Finlande, la Suède ou l’Autriche, nos études sont chères. En Suède et en Finlande, les étudian.e.s reçoivent un salaire étudiant pour s’assurer que le coût des études ne soit pas un frein à l'accès à l'enseignement supérieur et pour s'assurer que les étudiant.e.s puissent poursuivre leurs études de manière indépendante de leurs parents. En Autriche, les étudiant.e.s ne paient plus de minerval en université.




Au lieu de diminuer le coût pour tout le monde, est-ce qu’on ne devrait pas cibler les efforts sur celleux qui en ont vraiment besoin ?


Minerval progressif en fonction des revenus, aides particulières... Ces idées paraissent séduisantes et justes. Pourtant ce sont de fausses bonnes idées...

Tout d’abord, à partir de quels revenus devrait-on payer davantage ou commencer à recevoir une aide ? Est-ce que deux parents qui travaillent et disposent ainsi de revenus corrects mais déjà lourdement taxés devraient payer des droits d’inscription plus élevés que les droits standards d’aujourd’hui ?

De plus, avec ce système, seuls les revenus du travail risquent d’être pris en compte. Pourtant, les gens les plus aisés ne tirent en général pas leur richesse de leur travail mais bien de leur fortune. Et celle-ci est facilement dissimulable et ne serait donc pas prise en compte. On pourrait donc avoir le paradoxe que des enfants de parents très fortunés paient de tous petits droits d’inscription et, qu’au contraire, des enfants de salariés doivent payer de très grands montants d’inscription.

Ensuite, cela voudrait dire que le ministère de l’Enseignement supérieur devrait mettre sur pied toute une administration pour contrôler les revenus des parents et lever un impôt supplémentaire alors qu’une administration existe déjà pour cela : l’administration des finances qui est chargée de la perception de l’impôt. Ce serait donc un gaspillage de ressources humaines et financières.

Finalement, une telle mesure voudrait dire que l’étudiant.e, bien qu’il soit majeur, est entièrement dépendant de ses parents dans le choix de ses études et plus globalement dans ses choix de vie. Des parents pourraient, par exemple, plus facilement faire pression et imposer leurs décisions à leurs enfants...

Si on veut réellement faire payer plus cher l’enseignement aux plus fortunés, il faut le rendre gratuit et financer cette gratuité par une imposition juste (plus hauts impôts sur les grands revenus, taxes sur les grosses fortunes, etc).




Si l’on baisse le cout des études, la qualité de l’enseignement ne va-t-elle pas forcément baisser ?


Souvent on veut nous enfermer dans ce raisonnement simpliste : si c'est gratuit, ce sera de mauvaise qualité. Pourquoi serait-ce le cas ? Est-ce que les soins dentaires pour les enfants et jeunes de moins de 18 ans qui sont gratuits seraient de moins bonne qualité que les soins dentaires des adultes ? Bien entendu que non. Dans ce cas, il y a eu le choix politique d'investir des moyens pour offrir des soins dentaires à tous les enfants, de considérer l'accès aux soins dentaires comme un droit et pas un privilège. Il en va de même pour l'enseignement.

C'est le contraire qui risque d'arriver. Si le coût des études augmente, il y aura de moins de moins de gens qui auront accès à l'enseignement supérieur parce qu'ils ne pourront pas se le payer.

Si le coût des études augmente seulement dans quelques écoles (parce qu'elles demandent un plus haut minerval), on aura la qualité dans quelques écoles très chères et la grande majorité des étudiant.e.s devront se contenter d'un enseignement de moins bonne qualité. C’est le modèle nord-américain. C'est ce que nos gouvernements appellent “les bienfaits de l'autonomie”.

La meilleure solution, c'est la gratuité ou un enseignement moins cher pour tous et d'égale qualité. Comme ça on évite l'enseignement à deux vitesses en fonction qu'on soit riche ou moins riche.

Le but de la campagne n'est pas de diminuer la qualité de l'enseignement supérieur.

Au contraire ! La FEF aimerait voir offrir la qualité à tou·te·s et pas seulement à quelques-un·e·s qui pourraient se la payer. Souvent on veut nous enfermer dans ce raisonnement simpliste : si c'est gratuit, ce sera de mauvaise qualité.

Pourquoi serait-ce le cas ? Est-ce que les soins dentaires pour les enfants et jeunes de moins de 18 ans qui sont gratuits seraient de moins bonne qualité que les soins dentaires des adultes ? Bien entendu que non.

Là, il y a eu le choix politique d'investir des moyens pour offrir des soins dentaires à tous les enfants, de considérer l'accès aux soins dentaires comme un droit et pas un privilège. Il en va de même pour l'enseignement.